Lien pour accèder au support d'initiation à l'élevage des CANARIS par Angel BUIL
Génétique Canaris Couleurs (le blanc)
Il existe 3 catégories de lipochromes
- les lipochromes à fond blanc (blanc dominant et blanc récessif)
- les lipochromes à fond jaune (jaune, jaune ivoire et jaune mosaïque)
- les lipochromes à fond rouge (rouge, rouge ivoire et rouge mosaïque)
Dans ces 3 catégories, on rencontre l'intensif, le schimmel et le mosaïque.
Cela veut dire que :
- Pour l'intensif : la couleur lipochrome (jaune ou rouge) doit être la plus vive possible, cette couleur va jusqu’au bout de chacune des plumes.
- Pour le schimmel : la couleur lipochrome (jaune ou rouge) ne va pas jusqu’au bout des plumes, la marge des plumes restant blanche, entraînant de ce fait un aspect « givré ».
* mosaïque : la couleur lipochrome (jaune ou rouge) n’est présente qu’à certains endroits du plumage qu’on appelle des « zones d’élection » ou « points d’élection », le reste du plumage étant blanc. Ces points d’élection sont surtout : le croupion, les épaules et la tête (le mâle possède un masque et la femelle a un trait coloré au niveau de l’oeil).
La différence entre un canari blanc récessif et un canari blanc dominant est :
le blanc dominant a des incrustations de couleur lipochromique (jaune ou rouge) dans les rémiges et les rectrices, (pennes) plumes des ailes et de la queue.
alors que le canari blanc récessif est blanc pur, sans incrustations.
Ensuite, la couleur de la peau n’est pas la même : le blanc récessif a la peau violacée, le blanc dominant a la peau couleur chair.
Voici les résultats obtenus avec le canari blanc:
* Blanc récessif par Blanc dominant = 100% dominants porteurs de récessif
* Blanc récessif par jaune = tous jaunes porteurs de blanc récessif
* Blanc récessif par Blanc récessif = 100% de récessif
* Blanc dominant porteur de récessif par Blanc dominant porteur de récessif
=25% de jaune, 25% de blanc récessif et 50% jaune porteur de récessif
* Blanc dominant par Blanc dominant
=25 % de jaune, 50% de blanc dominant et 25% d'oiseaux non viables
Angel BUIL éleveur Canaris Couleur
En hiver, nous pouvons rendre la vie des oiseaux de la nature plus douce en donnant un petit coup de pouce mesuré et réfléchi. Mangeoires et distributeurs d'eau peuvent facilement être installés dans les jardins comme sur les balcons.
Nourrir les oiseaux en hiver permet aux oiseaux de réduire leurs dépenses énergétiques surtout quand l'hiver est très rigoureux. En hiver, les oiseaux ont besoin d'aliments riches en hydrates de carbone et en graisse afin d'élaborer des réserves de lipides indispensables pour résister aux longues et froides nuits :
- les graines de tournesol
- la graisse : margarine, beurre, saindoux, seuls ou en mélange avec des graines.
- les fruits secs: noisettes, noix, amandes décortiquées voire concassées
- les boules de mélange de graisse et de graines vendues dans le commerce ou à confectionner soi-même.
- Les petites graines : millet, avoine, chènevis (chanvre), alpiste, navette, pavot... ou les flocons d'avoine - Le maïs concassé, le blé, l'orge - Les fruits : pommes, poires, raisins secs. L'eau : Aménager un abreuvoir est important car l'eau est aussi nécessaire aux oiseaux. En hiver, ces derniers ont beaucoup de mal à trouver des points d'eau. Par temps froid, les oiseaux se baignent pour maintenir leur plumage en bon état afin de conserver la chaleur. Sans eau, les oiseaux diminuent leurs capacités de vol et les qualités isolantes de leurs plumes. SL Quant au nourrissage des petits oiseaux sauvages, il faudrait préciser que certains y sont très favorables, mais que d'autres y sont farouchement opposés: le nourrissage créerait des "dépendances" et certaines pathologies chez les jeunes comme l'obésité, entraînant des problèmes cardiaques. Mais bon, ça reste à prouver. Il faudrait en tout cas préciser aussi deux choses très importantes: tout d'abord ne jamais rien donner de salé (genre pain, biscottes, fromage, etc.) qui entraîne une soif inévitable: l'eau étant rare en hiver, la déshydratation guette. D'autre part, il peut apparaître des problèmes d'hypertension chez des animaux qui n'y sont pas habitués et qui peuvent donc avoir de graves répercussions. Autre chose également très importante: si on entame un nourrissage, il ne faut surtout pas l'interrompre brusquement: une dépendance se crée et la rupture pourrait être fatale à des oiseaux qui n'ont plus à chercher par eux même. Bref, un nourrissage se réfléchit et il ne faut pas s'engager à la légère. Dernier détail: ne nourrir qu'aux mois les plus rigoureux: décembre, janvier, février et mars éventuellement pour aider les parents au nid. Ensuite, mieux vaut laisser faire la nature. HD
L'hiver en volière
L'hiver approche et tous les ans, se pose la même question: faut-il ou non laisser ses oiseaux dehors? Vaste question, qui amène plusieurs réponses. Qui dit hiver, dit froid: il faut donc que les oiseaux aient suffisamment chaud pour rester dehors. La première source de chaleur viendra de leur activité physique: il est donc impératif que les oiseaux puissent voler. C'est exclu dans une cage, ou les piafs ne peuvent que sautiller d'un barreau sur l'autre. Les cages devront donc être rentrées.
- En revanche, les oiseaux en volière peuvent tout à fait rester dehors. A condition de respecter quelques règles de base. En premier lieu, éviter les courants d'air: il suffit pour cela de bâcher la volière sur trois côtés, avec du film agricole pour semis par exemple, qui n'empêche pas la lumière de passer et permet aux oiseaux de profiter du paysage. Pas la peine de bâcher si la volière possède un abri intérieur.
Ensuite, il faudra faire attention, comme pour les oiseaux dits du ciel, à l'eau et éviter qu'elle gèle. Pour cela, la changer tous les jours, au besoin plusieurs fois par jour. Pour éviter le gel, vous pouvez aussi remplacer l'eau par du whisky, mais gaffe si vos oiseaux doivent prendre le volant... Non, c'est une blague! Ensuite encore, la nourriture hivernale ne sera pas tout à fait la même, c'est une question d'énergie: il faudra privilégier les apports en lipides et protéines. La boule de graisse avec graines incluses est une bonne solution, ainsi qu'un apport supplémentaire en graines dites "grasses", comme le tournesol par exemple, l'alpiste ou le millet roux...
L'oiseau aura également besoin de davantage de protéines: on pourra donner des graines gonflées ou germées, comme du soja.
Mais attention, pas en quantités pantagruéliques, pour éviter la "gonfle". Comme pour les oiseaux sauvages, éviter tout ce qui est salé, pouvant donner soif, comme le pain, les biscottes, etc. Attention enfin, certains fruits sont à proscrire totalement, même s'ils contiennent beaucoup d'énergie: c'est le cas de l'avocat.
Si vous en avez la possibilité, vous pouvez également leur aménager de la lumière. En hiver les jours sont plus courts, et nos oiseaux ont besoin de s’alimenter plus longtemps pour emmagasiner de l’énergie. Prévoir un minuteur qui allumerait de 6h00 à 8h00 et de 18h30 à 20h00.
Pour finir, si vous voulez être tout à fait tranquilles pour que vos oiseaux passent un hiver en douceur, vous pouvez tricoter moufles, chaussettes et cache-nez. C'est très mignon... Hélène